La vengeance de Voldemort

 

Chapitre 27 : Fumseck

 

Les vacances de février arrivèrent, au plus grand soulagement des élèves. Les professeurs, bien que les examens de fin d’année soient annulés, essayaient de rattraper le temps perdus et donnaient, plus que jamais, des quantités ahurissantes de devoirs. Hermione était rentrée chez elle pour les vacances, au plus grand étonnement de Ron, Harry et...Krum ! Neville aussi était rentré chez lui. Avant de partir, Hermione avait donné le dossier à Harry, pour qu’il puisse continuer les recherches. Ron, lui, semblait s’être désintéressé du sujet, et jouait aux cartes avec ses frères.

 

            Le matin des vacances, Ron et Harry descendirent tardivement à la Grande Salle, déjà bondée. Les Bulgares avaient, visiblement, déjà regagné leur bateau. Après le petit-déjeuner, Ron et Harry montèrent à la volière, où ils passèrent deux bonnes heures, à parachever le dressage de Coq qui, semblait avoir pris les bonnes manières d’Hedwige. D’accord, il avait recommencé à s’agiter, quand on voulait lui confier une lettre, mais, dans l’ensemble, il se tenait de mieux en mieux.

 

            “- Eh ben, je ne sais pas ce que lui a fait Hedwige, mais je la remercie ! remarqua Ron. Depuis qu’ils sont partis ensemble, Coq a presque un comportement exemplaire !

 

             - Elle a dû lui remettre les idées en place !” répondit Harry, gardant pour lui le traitement que Hedwige avait certainement dû infliger au petit hibou.

 

            Tous deux venaient de quitter la volière, et remontaient vers leur Salle Commune.

 

            “- Eh, Harry, si on se faisait une partie d’échec ? proposa Ron, alors qu’ils pénétraient dans la tour de Gryffondor.

 

             - D’accord ! Allons-y !

 

             - On va chercher mon jeu, alors !” lança Ron, enthousiaste, en filant vers l’escalier en colimaçon menant aux dortoirs des garçons.

 

            Là, Ron et Harry eurent alors une curieuse surprise. Ron, fouillait dans sa valise, à la recherche de son jeu, tandis que Harry attendait, assis sur son lit. Un animal s’engouffra alors par la fenêtre ouverte, les faisant sursauter.

 

            “- Hé, c’est un Phénix ! s’exclama Ron, alors que l’animal, apercevant les deux adolescents, vint se poser sur le lit de Harry.

 

             - Fumseck ? s’étonna Harry, reconnaissant l’oiseau. Mais qu’est-ce que tu fais là ?”

 

            Le Phénix, dont les plumes étaient toutes ébouriffées, s’agita nerveusement.

 

            “- Qu’est-ce qu’il y a, Fumseck ? s’inquiéta Harry, devant l’inquiétude de l’animal.

 

             - Et, il a une lettre !” lança Ron, en désignant l’une des pattes de Fumseck.

 

            Il croisa le regard perplexe de Harry, qui détacha la lettre que portait l’oiseau, avant de caresser la tête de Fumseck. Celui-ci, une fois débarrassé de la lettre repartit aussitôt, sans demander son reste, comme il était venu.

 

            “- Bizarre ! marmonna Harry. Ca ne ressemble pas à Fumseck d’agir comme ça !

 

             - C’est le phénix de Dumbledore, non ? interrogea Ron.

 

             - Oui ! Mais, il n’est pas dans son état normal !

 

             - Harry, et si au lieu de te poser des questions, tu lisais la lettre ?

 

             - D’accord ! accepta Harry, en ouvrant la lettre. Nom de...! s’exclama-t-il, en y jetant un regard.

 

             - Qu’est-ce qu’il y a ?” s’inquiéta Ron, en jetant un regard au parchemin que Harry lui tendit.

 

            Il était froissé et même déchiré par endroits. L’écriture était précipitée. L’auteur de la lettre semblait avoir peur que quelqu’un le découvre. À l’encre verte, quelques phrases étaient griffonnées. Harry lut, dans un murmure, ce qui était écrit :

 

                        Harry,

            Je t’envoie Fumseck car il pourra t’être utile ! Je sais qu’il est inutile de te dire de rester au château, car tu n’en fera rien ! Et puis, Poudlard ne te protègera plus très longtemps de Voldemort. Il a très bien préparé son plan ! Pense à ce que je t’ai dit en début d’année. En attendant, ils s’en prendront à tous ceux qui sortiront de Poudlard !

            Fais bien attention à toi et garde précieusement la médaille, elle risque de t’être plus utile que tu le pense.”

 

            Harry croisa le regard de son ami.

 

            “- Dumbledore est prisonnier de Voldemort ! murmura-t-il d’une voix éteinte.

 

             - Ne dit pas son nom ! grinça Ron.

 

             - Ron, c’est pas le moment ! rétorqua Harry. Ca voudrait dire que Voldemort sait que rien ne peut plus l’empêcher de s’attaquer à Poudlard et qu’il pourrait attaquer à tout moment !

 

             - On doit avertir McGonagall !

 

             - Non, le plus urgent est de trouver le refuge de Voldemort !

 

             - Harry, t’es cinglé ? Tu te jetterai, comme ça, dans la gueule du loup ? Et qui te dit que cette lettre est de Dumbledore ? Et c’est quoi cette histoire de médaille ?

 

             - Je t’expliquerai tout plus tard ! Mais je suis sûre que cette lettre est de Dumbledore, car déjà, Fumseck ne fait pas confiance à beaucoup de gens et n’obéit qu’à Dumbledore. Ensuite, si ça avait été un piège de Voldemort, ma cicatrice m’aurait fait mal, ce qui n’est pas le cas ! Enfin, lui seul connaît aussi l’existence de ma médaille ! Et puis, on croirait entendre Hermione ! Rien ne t’oblige à me suivre, mais, je ne vais pas rester là, les bras croisés, à attendre que Voldemort vienne me trouver ! Hors de question ! J’ai attendu trop longtemps !

 

             - On...on commence par quoi, alors ? demanda Ron, d’une voix mal assurée.

 

             - On va chercher dans le dossier des archives ! C’est la première chose à faire !

 

             - Et, au fait, qu’est-ce qu’il veut dire par “Pense à ce que je t’ai dit, en début d’année” ? interrogea Ron, en relisant la lettre.

 

             - Tu te rappelles, le jour de la rentrée, Dumbledore m’a convoqué à son bureau ? Et bien, c’était pour me parler de la mort, étrange, d’un garçon, et dont le meurtrier serait un homme cagoulé et vêtu de noir, et qui a de fortes chances d’être un Mangemort. Ce qui veut dire, que le refuge de Voldemort serait là-bas !

 

             - Hum ! Bon sang, Harry ! Ecoute ça ! “En attendant, ils s’en prendront à tous ceux qui sortiront de Poudlard” ! Mais, alors....?

 

             - Hermione ! Elle a quittée Poudlard. Neville aussi ! compris Harry. Ca veut dire que...!

 

             - Ils auront certainement été capturés ! conclut Ron. Grâce à Queudver, Tu-Sais-Qui sait qui sont tes amis ! Et il kidnappera donc tous tes amis qui auraient l’imprudence de quitter le château !

 

             - On doit se dépêcher de trouver son refuge ! C’est une question de minute, avant qu’il ne mette sa menace à exécution !” s’exclama alors Harry.

 

 

 

            Trois jours s’écoulèrent. Les deux adolescents se plongèrent dans des recherches assidues, mais leurs recherches restaient vaines. Enfin, un soir, un peu après minuit, leurs efforts semblèrent être enfin récompensés.

 

            “- J’ai trouvé, Ron ! s’exclama soudain Harry, faisant sursauter son ami.

 

             - Tu as trouvé quoi ?

 

             - L’article qui était parut dans un journal Moldus sur la disparition du gamin. Regarde ça !” ajouta Harry, en lui mettant l’article sous le nez.

 

                                                                                              The Times - Vendredi 1er août

                        Macabre découverte au Manoir de New Castle

 

            C’est une macabre découverte que firent les gendarmes, dans la nuit du 30 au 31 juillet, dans le manoir de New Castle, en trouvant, dans ce vieux manoir du XVIIème siècle, abandonné depuis des années, le corps sans vie d’un garçon de dix ans, Antoine Hamer. A la suite d’un pari lancé par ses camarades, le jeune garçon serait entré dans le manoir, par un soupirail de la cave et aurait entrepris de réaliser son défi, dans le hall d’entrée, mais il s’interrompit pour on ne sait quelle raison. Ses amis, ne le voyant pas revenir, et, en raison de la rumeur qui circulerait sur ces lieux (que le manoir serait hanté), sont revenus au village et ont prévenus la police, qui a aussitôt perquisitionné sur les lieux du crimes. Le corps, retrouvé dans le salon du manoir, ne porte aucune trace de coups. la cause de sa mort demeure encore inconnue. Mais, il semblerait que le jeune garçon ait néanmoins eut le temps de prendre une photo du meurtrier, avant de tenter de s’enfuir. Mais, tout ce que cette photo nous aura permis de savoir, c’est que l’homme était cagoulé et portait une robe noire, autant dire que le mystère reste entier. Mais la mort du garçon a ravivée la terreur dans le petit village de New Castle; ainsi que le mythe de ce vieux manoir.”

 

            “- Tu crois vraiment qu’ils soient là-bas ? s’étonna Ron, sceptique. En général, les manoirs ne sont pas trop conçus pour abriter des prisons. Et puis, de plus, le bonhomme qui aurait tué ce gamin, aurait tout simplement pû être un quelconque criminel en cavale. Mon père m’a dit que parfois, chez les Moldus, les criminels avaient recours aux déguisements pour échapper aux recherches !

 

             - Peut-être ! Mais pense à quelque chose ! Si il avait été tué par un criminel, il aurait porté les marques de l’accident ! Je veux dire, qu’il ait été étranglé, ou abattu, il y aurait eu des marques, non ? Or, si on en croit l’article, il n’avait aucune trace.

 

             - Hé, Harry, réfléchis ! Ce manoir est un lieu du crime, donc la police Moldue, et peut-être aussi le Ministère, a déjà fait dû fouiller le manoir !

 

             - Pourtant, Goyle a bien dit “dans un SOUS-SOL...!

 

             - SECRET ! Mais, oui, tu as raison Harry ! s’enthousiasma Ron. On fait quoi ?

 

             - On va aller sauver nous-même les prisonniers ! décida Harry.

 

             - Quand ça, tout de suite ? s’effara Ron.

 

             - J’irai moi-même, demain soir. C’est pas la peine de te mettre en danger inutilement ! Et puis, au moins, si je ne revenais pas, tu pourrais alerter le Ministère ! ordonna Harry. Je pourrai me servir de Buck !

 

             - Harry, non ! Et puis, tu ne sais même pas où est Buck ! rétorqua Ron. Dumbledore n’a pas dû le laisser derrière le stade ! Il a dû le mettre à un endroit où on ne le trouverait pas !

 

             - J’improviserai ! trancha Harry.

 

             - Et puis, tu ne sais même pas où est New Castle !

 

             - Et alors, les cartes, ça existe ?

 

             - Harry, s’il te plaît ! Ne fais pas ça, tu sais que ce n’est pas prudent, on devrait prévenir Fudge et...!

 

             - Ron, si on préviens qui que ce soit, Voldemort tuera les otages ! Et puis, Fudge refusera de nous croire ! C’est courut d’avance ! Oh, et puis à quoi bon discuter ! J’irai à New Castle, demain soir, un point c’est tout !”

 

            Sur ce, Harry quitta la Salle Commune où ils s’étaient installés, pour travailler, sans laisser à Ron le temps de dire quoi que ce soit. Harry resta un long moment silencieux et fit semblant de dormir quand Ron entra à son tour dans le dortoir.

 

 

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