La vengeance de Voldemort
Les vacances de février
arrivèrent, au plus grand soulagement des élèves. Les professeurs, bien que les
examens de fin d’année soient annulés, essayaient de rattraper le temps perdus
et donnaient, plus que jamais, des quantités ahurissantes de devoirs. Hermione
était rentrée chez elle pour les vacances, au plus grand étonnement de Ron,
Harry et...Krum ! Neville aussi était rentré chez lui. Avant de partir,
Hermione avait donné le dossier à Harry, pour qu’il puisse continuer les
recherches. Ron, lui, semblait s’être désintéressé du sujet, et jouait aux
cartes avec ses frères.
Le matin des vacances, Ron et Harry descendirent
tardivement à la Grande Salle, déjà bondée. Les Bulgares avaient, visiblement,
déjà regagné leur bateau. Après le petit-déjeuner, Ron et Harry montèrent à la
volière, où ils passèrent deux bonnes heures, à parachever le dressage de Coq
qui, semblait avoir pris les bonnes manières d’Hedwige. D’accord, il avait
recommencé à s’agiter, quand on voulait lui confier une lettre, mais, dans
l’ensemble, il se tenait de mieux en mieux.
“- Eh ben, je ne sais pas ce que lui a fait Hedwige, mais
je la remercie ! remarqua Ron. Depuis qu’ils sont partis ensemble, Coq a
presque un comportement exemplaire !
- Elle a dû lui
remettre les idées en place !” répondit Harry, gardant pour lui le traitement
que Hedwige avait certainement dû infliger au petit hibou.
Tous deux venaient de quitter la volière, et remontaient
vers leur Salle Commune.
“- Eh, Harry, si on se faisait une partie d’échec ?
proposa Ron, alors qu’ils pénétraient dans la tour de Gryffondor.
- D’accord !
Allons-y !
- On va chercher
mon jeu, alors !” lança Ron, enthousiaste, en filant vers l’escalier en
colimaçon menant aux dortoirs des garçons.
Là, Ron et Harry eurent alors une curieuse surprise. Ron,
fouillait dans sa valise, à la recherche de son jeu, tandis que Harry
attendait, assis sur son lit. Un animal s’engouffra alors par la fenêtre
ouverte, les faisant sursauter.
“- Hé, c’est un Phénix ! s’exclama Ron, alors que
l’animal, apercevant les deux adolescents, vint se poser sur le lit de Harry.
- Fumseck ?
s’étonna Harry, reconnaissant l’oiseau. Mais qu’est-ce que tu fais là ?”
Le Phénix, dont les plumes étaient toutes ébouriffées,
s’agita nerveusement.
“- Qu’est-ce qu’il y a, Fumseck ? s’inquiéta Harry,
devant l’inquiétude de l’animal.
- Et, il a une
lettre !” lança Ron, en désignant l’une des pattes de Fumseck.
Il croisa le regard perplexe de Harry, qui détacha la
lettre que portait l’oiseau, avant de caresser la tête de Fumseck. Celui-ci,
une fois débarrassé de la lettre repartit aussitôt, sans demander son reste,
comme il était venu.
“- Bizarre ! marmonna Harry. Ca ne ressemble pas à
Fumseck d’agir comme ça !
- C’est le phénix
de Dumbledore, non ? interrogea Ron.
- Oui ! Mais, il
n’est pas dans son état normal !
- Harry, et si au
lieu de te poser des questions, tu lisais la lettre ?
- D’accord ! accepta
Harry, en ouvrant la lettre. Nom de...! s’exclama-t-il, en y jetant un regard.
- Qu’est-ce qu’il
y a ?” s’inquiéta Ron, en jetant un regard au parchemin que Harry lui tendit.
Il était froissé et même déchiré par endroits. L’écriture
était précipitée. L’auteur de la lettre semblait avoir peur que quelqu’un le
découvre. À l’encre verte, quelques phrases étaient griffonnées. Harry lut,
dans un murmure, ce qui était écrit :
“Harry,
Je t’envoie Fumseck car il pourra t’être utile ! Je sais
qu’il est inutile de te dire de rester au château, car tu n’en fera rien ! Et
puis, Poudlard ne te protègera plus très longtemps de Voldemort. Il a très bien
préparé son plan ! Pense à ce que je t’ai dit en début d’année. En attendant,
ils s’en prendront à tous ceux qui sortiront de Poudlard !
Fais bien attention à toi et garde précieusement la
médaille, elle risque de t’être plus utile que tu le pense.”
Harry croisa le regard de son ami.
“- Dumbledore est prisonnier de Voldemort ! murmura-t-il
d’une voix éteinte.
- Ne dit pas son
nom ! grinça Ron.
- Ron, c’est pas
le moment ! rétorqua Harry. Ca voudrait dire que Voldemort sait que rien ne
peut plus l’empêcher de s’attaquer à Poudlard et qu’il pourrait attaquer à tout
moment !
- On doit avertir
McGonagall !
- Non, le plus
urgent est de trouver le refuge de Voldemort !
- Harry, t’es cinglé ? Tu te jetterai, comme ça, dans la gueule du loup ? Et qui te dit
que cette lettre est de Dumbledore ? Et c’est quoi cette histoire de médaille ?
- Je t’expliquerai
tout plus tard ! Mais je suis sûre que cette lettre est de Dumbledore, car
déjà, Fumseck ne fait pas confiance à beaucoup de gens et n’obéit qu’à
Dumbledore. Ensuite, si ça avait été un piège de Voldemort, ma cicatrice
m’aurait fait mal, ce qui n’est pas le cas ! Enfin, lui seul connaît aussi
l’existence de ma médaille ! Et puis, on croirait entendre Hermione ! Rien ne
t’oblige à me suivre, mais, je ne vais pas rester là, les bras croisés, à
attendre que Voldemort vienne me trouver ! Hors de question ! J’ai attendu trop
longtemps !
- On...on
commence par quoi, alors ? demanda Ron, d’une voix mal assurée.
- On va chercher
dans le dossier des archives ! C’est la première chose à faire !
- Et, au fait, qu’est-ce
qu’il veut dire par “Pense à ce que je t’ai dit, en début d’année” ? interrogea
Ron, en relisant la lettre.
- Tu te
rappelles, le jour de la rentrée, Dumbledore m’a convoqué à son bureau ? Et
bien, c’était pour me parler de la mort, étrange, d’un garçon, et dont le
meurtrier serait un homme cagoulé et vêtu de noir, et qui a de fortes chances
d’être un Mangemort. Ce qui veut dire, que le refuge de Voldemort serait là-bas
!
- Hum ! Bon sang, Harry ! Ecoute ça ! “En attendant, ils s’en prendront à tous ceux qui
sortiront de Poudlard” ! Mais, alors....?
- Hermione ! Elle
a quittée Poudlard. Neville aussi ! compris Harry. Ca veut dire que...!
- Ils auront
certainement été capturés ! conclut Ron. Grâce à Queudver, Tu-Sais-Qui sait qui
sont tes amis ! Et il kidnappera donc tous tes amis qui auraient l’imprudence
de quitter le château !
- On doit se
dépêcher de trouver son refuge ! C’est une question de minute, avant qu’il ne
mette sa menace à exécution !” s’exclama alors Harry.
Trois jours s’écoulèrent. Les deux adolescents se
plongèrent dans des recherches assidues, mais leurs recherches restaient
vaines. Enfin, un soir, un peu après minuit, leurs efforts semblèrent être
enfin récompensés.
“- J’ai trouvé, Ron ! s’exclama soudain Harry, faisant
sursauter son ami.
- Tu as trouvé
quoi ?
- L’article qui
était parut dans un journal Moldus sur la disparition du gamin. Regarde ça !”
ajouta Harry, en lui mettant l’article sous le nez.
“The Times - Vendredi 1er août
Macabre découverte au Manoir de New Castle
C’est une macabre découverte que firent les gendarmes,
dans la nuit du 30 au 31 juillet, dans le manoir de New Castle, en trouvant,
dans ce vieux manoir du XVIIème siècle, abandonné depuis des années, le corps sans
vie d’un garçon de dix ans, Antoine Hamer. A la suite d’un pari lancé par ses
camarades, le jeune garçon serait entré dans le manoir, par un soupirail de la
cave et aurait entrepris de réaliser son défi, dans le hall d’entrée, mais il
s’interrompit pour on ne sait quelle raison. Ses amis, ne le voyant pas
revenir, et, en raison de la rumeur qui circulerait sur ces lieux (que le
manoir serait hanté), sont revenus au village et ont prévenus la police, qui a
aussitôt perquisitionné sur les lieux du crimes. Le corps, retrouvé dans le
salon du manoir, ne porte aucune trace de coups. la cause de sa mort demeure
encore inconnue. Mais, il semblerait que le jeune garçon ait néanmoins eut le
temps de prendre une photo du meurtrier, avant de tenter de s’enfuir. Mais,
tout ce que cette photo nous aura permis de savoir, c’est que l’homme était
cagoulé et portait une robe noire, autant dire que le mystère reste entier.
Mais la mort du garçon a ravivée la terreur dans le petit village de New
Castle; ainsi que le mythe de ce vieux manoir.”
“- Tu crois vraiment qu’ils soient là-bas ? s’étonna Ron,
sceptique. En général, les manoirs ne sont pas trop conçus pour abriter des
prisons. Et puis, de plus, le bonhomme qui aurait tué ce gamin, aurait tout simplement
pû être un quelconque criminel en cavale. Mon père m’a dit que parfois, chez
les Moldus, les criminels avaient recours aux déguisements pour échapper aux
recherches !
- Peut-être !
Mais pense à quelque chose ! Si il avait été tué par un criminel, il aurait
porté les marques de l’accident ! Je veux dire, qu’il ait été étranglé, ou
abattu, il y aurait eu des marques, non ? Or, si on en croit l’article, il
n’avait aucune trace.
- Hé, Harry,
réfléchis ! Ce manoir est un lieu du crime, donc la police Moldue, et peut-être
aussi le Ministère, a déjà fait dû fouiller le manoir !
- Pourtant, Goyle
a bien dit “dans un SOUS-SOL...!
- SECRET ! Mais,
oui, tu as raison Harry ! s’enthousiasma Ron. On fait quoi ?
- On va aller
sauver nous-même les prisonniers ! décida Harry.
- Quand ça, tout
de suite ? s’effara Ron.
- J’irai
moi-même, demain soir. C’est pas la peine de te mettre en danger inutilement !
Et puis, au moins, si je ne revenais pas, tu pourrais alerter le Ministère !
ordonna Harry. Je pourrai me servir de Buck !
- Harry, non ! Et
puis, tu ne sais même pas où est Buck ! rétorqua Ron. Dumbledore n’a pas dû le
laisser derrière le stade ! Il a dû le mettre à un endroit où on ne le
trouverait pas !
- J’improviserai
! trancha Harry.
- Et puis, tu ne
sais même pas où est New Castle !
- Et alors, les
cartes, ça existe ?
- Harry, s’il te
plaît ! Ne fais pas ça, tu sais que ce n’est pas prudent, on devrait prévenir
Fudge et...!
- Ron, si on préviens
qui que ce soit, Voldemort tuera les otages ! Et puis, Fudge refusera de nous
croire ! C’est courut d’avance ! Oh, et puis à quoi bon discuter ! J’irai à New
Castle, demain soir, un point c’est tout !”
Sur ce,
Harry quitta la Salle Commune où ils s’étaient installés, pour travailler, sans
laisser à Ron le temps de dire quoi que ce soit. Harry resta un long moment
silencieux et fit semblant de dormir quand Ron entra à son tour dans le
dortoir.
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